Grand Remplacement, le succès d'un slogan
Introduction
Prologue
Dans les champs de la philosophie et de la théorie sociale, force est d’admettre que la France a perdu une partie de son influence au cours des dernières décennies. L'âge d'or de la « French Theory », qu'elle ait ou non jamais désigné un ensemble cohérent d'œuvres, est clairement révolu. Cependant, il existe hélas un domaine où une influence typiquement française reste manifeste : celui des artefacts culturels qui façonnent l'imaginaire des suprémacistes blancs. Il est intéressant de noter que les responsables de ce vestige douteux de la gloire nationale ne sont plus les universitaires et les intellectuels publics d'autrefois, mais plutôt des romanciers.
Parmi eux, les plus notables sont Jean Raspail, dont le roman de 1973, Le Camp des Saints, occupe une place particulière dans la formation politique de Steve Bannon, Stephen Miller et Marine Le Pen ; Renaud Camus, dont le principal titre de gloire demeure l’invention de l'expression « Grand Remplacement » en 2010 ; et le provocateur réactionnaire Michel Houellebecq, dont l'islamophobie n'a d'égale que sa misogynie. Selon le sociologue français Éric Fassin, qui a écrit sur les deux auteurs, Camus et Houellebecq, quel que soit le talent qu’on leur prête, méritent une attention particulière. Leurs trajectoires et leurs obsessions nous permettent en effet de saisir les continuités mais aussi les terrains mouvants sur lesquels prospère la vision du monde d'extrême droite.
D'abord connu comme chroniqueur de la vie gay, Renaud Camus fait son coming out ethno-nationaliste en 2000, lorsqu’il déplore la surreprésentation de juifs sur France Culture. Ostracisé par la suite, Camus a réagi en se radicalisant davantage à droite, mais aussi en abandonnant la « question juive » pour se concentrer, comme Raspail avant lui, sur le danger prétendument mortel que représenteraient les migrants non européens. D'où son avertissement sur le « Grand Remplacement » en cours, et au terme duquel les Blancs seront remplacés par des populations allogènes des deux côtés de l'Atlantique Nord.
Bien que son œuvre littéraire soit rarement lue, la formule de Camus s'est avérée remarquablement inspirante pour un large éventail de personnes : des meurtriers de masse comme Brenton Tarrant aux éditorialistes réactionnaires, en passant par les politiciens nativistes et, de plus en plus, les conservateurs prétendument bon teint. Au-delà du slogan lui-même, explique Eric Fassin dans l'interview qu'il a accordée à Diagram.me.s, le champion autoproclamé d'une civilisation occidentale en déclin s'est révélé influent dans son utilisation orwellienne du langage, détournant les mots de la gauche pour faire des suprémacistes blancs des figures de la résistance contre un génocide par substitution.
Alors que Camus se délecte de l'appropriation des discours d’émancipation, Michel Houellebecq est passé maître dans l’art de plaider le droit à l’ironie. Romancier bien plus renommé que le créateur du label « Grand Remplacement », il s'est longtemps réclamé de la liberté artistique pour discréditer les accusations de racisme et de sexisme dont il faisait l'objet. Comme le remarque Éric Fassin, cette stratégie a plutôt bien fonctionné jusqu'à ce que ses déclarations les plus choquantes sortent du cadre de la fiction. Une fois que son succès et un environnement médiatique favorable l'ont amené à s'exprimer comme ses personnages lors d'interviews et d'autres apparitions publiques, l'écran de fumée de l'ironie s'est rapidement dissipé.
Bien qu'invariablement empreinte de ressentiment, la vision phobique de Houellebecq a connu une évolution remarquable, comme le montre Éric Fassin. Dans les années 1990, il se plaignait surtout des inégalités produites par la libéralisation du marché sexuel, en particulier depuis que l’essor du féminisme exposait les hommes à la pénible question du consentement. Cependant, à partir du début des années 2000, ses inquiétudes ont moins porté sur les effets délétères de la permissivité des mœurs et de la suspicion féministe que sur l'influence croissante de l'islam, et notamment dans le domaine de la liberté sexuelle. L'obsession islamophobe de Houellebecq est devenue particulièrement évidente dans son roman de 2015, Soumission, une fable sur le « grand remplacement » dans laquelle un candidat islamiste remporte l'élection présidentielle en France. Il est toutefois intéressant de noter que la société « colonisée » ou « occupée » décrite dans son livre n'est pas si différente de la France d’avant la révolution sexuelle et que les premiers romans de Houellebecq affectaient de regretter.
Outre leurs inquiétudes quant au remplacement des natifs, Éric Fassin souligne que Camus et Houellebecq partagent une grande admiration pour Israël et son approche de la sécurité nationale. Au vu de son passif antisémite, l'enthousiasme de Camus pour l'État juif peut sembler surprenant. Cependant, ce que le Cassandre de l'extinction blanche voit en Israël, c'est un pays prêt à tout pour préserver l'intégrité ethnoculturelle de son peuple. Il érige donc l'État hébreu en modèle que d'autres nations menacées, comme la France, devraient chercher à imiter.
Sa ferveur sioniste a également conduit Camus à dénoncer une version alternative du Grand Remplacement. Plutôt que de simplement opposer la population blanche sur le point d'être remplacée aux non-Blancs qui cherchent à la remplacer, cette autre dispositif introduit une troisième cohorte, à savoir les remplaceurs juifs, qui se chargent d'organiser le remplacement des Blancs par des non-Blancs. Malgré les réserves de Camus à son sujet, cette version rivale de la grande peur raciale est suffisamment populaire, en particulier aux États-Unis, pour soulever l’hypothèse d’un affrontement imminent entre deux imaginaires d'extrême droite. C'est en spéculant sur cette éventualité que nous avons conclu notre conversation avec Éric Fassin.
Notre entretien a eu lieu à Paris le 28 novembre 2025.
Prologue
Dans les champs de la philosophie et de la théorie sociale, force est d’admettre que la France a perdu une partie de son influence au cours des dernières décennies. L'âge d'or de la « French Theory », qu'elle ait ou non jamais désigné un ensemble cohérent d'œuvres, est clairement révolu. Cependant, il existe hélas un domaine où une influence typiquement française reste manifeste : celui des artefacts culturels qui façonnent l'imaginaire des suprémacistes blancs. Il est intéressant de noter que les responsables de ce vestige douteux de la gloire nationale ne sont plus les universitaires et les intellectuels publics d'autrefois, mais plutôt des romanciers.
Parmi eux, les plus notables sont Jean Raspail, dont le roman de 1973, Le Camp des Saints, occupe une place particulière dans la formation politique de Steve Bannon, Stephen Miller et Marine Le Pen ; Renaud Camus, dont le principal titre de gloire demeure l’invention de l'expression « Grand Remplacement » en 2010 ; et le provocateur réactionnaire Michel Houellebecq, dont l'islamophobie n'a d'égale que sa misogynie. Selon le sociologue français Éric Fassin, qui a écrit sur les deux auteurs, Camus et Houellebecq, quel que soit le talent qu’on leur prête, méritent une attention particulière. Leurs trajectoires et leurs obsessions nous permettent en effet de saisir les continuités mais aussi les terrains mouvants sur lesquels prospère la vision du monde d'extrême droite.
D'abord connu comme chroniqueur de la vie gay, Renaud Camus fait son coming out ethno-nationaliste en 2000, lorsqu’il déplore la surreprésentation de juifs sur France Culture. Ostracisé par la suite, Camus a réagi en se radicalisant davantage à droite, mais aussi en abandonnant la « question juive » pour se concentrer, comme Raspail avant lui, sur le danger prétendument mortel que représenteraient les migrants non européens. D'où son avertissement sur le « Grand Remplacement » en cours, et au terme duquel les Blancs seront remplacés par des populations allogènes des deux côtés de l'Atlantique Nord.
Bien que son œuvre littéraire soit rarement lue, la formule de Camus s'est avérée remarquablement inspirante pour un large éventail de personnes : des meurtriers de masse comme Brenton Tarrant aux éditorialistes réactionnaires, en passant par les politiciens nativistes et, de plus en plus, les conservateurs prétendument bon teint. Au-delà du slogan lui-même, explique Eric Fassin dans l'interview qu'il a accordée à Diagram.me.s, le champion autoproclamé d'une civilisation occidentale en déclin s'est révélé influent dans son utilisation orwellienne du langage, détournant les mots de la gauche pour faire des suprémacistes blancs des figures de la résistance contre un génocide par substitution.
Alors que Camus se délecte de l'appropriation des discours d’émancipation, Michel Houellebecq est passé maître dans l’art de plaider le droit à l’ironie. Romancier bien plus renommé que le créateur du label « Grand Remplacement », il s'est longtemps réclamé de la liberté artistique pour discréditer les accusations de racisme et de sexisme dont il faisait l'objet. Comme le remarque Éric Fassin, cette stratégie a plutôt bien fonctionné jusqu'à ce que ses déclarations les plus choquantes sortent du cadre de la fiction. Une fois que son succès et un environnement médiatique favorable l'ont amené à s'exprimer comme ses personnages lors d'interviews et d'autres apparitions publiques, l'écran de fumée de l'ironie s'est rapidement dissipé.
Bien qu'invariablement empreinte de ressentiment, la vision phobique de Houellebecq a connu une évolution remarquable, comme le montre Éric Fassin. Dans les années 1990, il se plaignait surtout des inégalités produites par la libéralisation du marché sexuel, en particulier depuis que l’essor du féminisme exposait les hommes à la pénible question du consentement. Cependant, à partir du début des années 2000, ses inquiétudes ont moins porté sur les effets délétères de la permissivité des mœurs et de la suspicion féministe que sur l'influence croissante de l'islam, et notamment dans le domaine de la liberté sexuelle. L'obsession islamophobe de Houellebecq est devenue particulièrement évidente dans son roman de 2015, Soumission, une fable sur le « grand remplacement » dans laquelle un candidat islamiste remporte l'élection présidentielle en France. Il est toutefois intéressant de noter que la société « colonisée » ou « occupée » décrite dans son livre n'est pas si différente de la France d’avant la révolution sexuelle et que les premiers romans de Houellebecq affectaient de regretter.
Outre leurs inquiétudes quant au remplacement des natifs, Éric Fassin souligne que Camus et Houellebecq partagent une grande admiration pour Israël et son approche de la sécurité nationale. Au vu de son passif antisémite, l'enthousiasme de Camus pour l'État juif peut sembler surprenant. Cependant, ce que le Cassandre de l'extinction blanche voit en Israël, c'est un pays prêt à tout pour préserver l'intégrité ethnoculturelle de son peuple. Il érige donc l'État hébreu en modèle que d'autres nations menacées, comme la France, devraient chercher à imiter.
Sa ferveur sioniste a également conduit Camus à dénoncer une version alternative du Grand Remplacement. Plutôt que de simplement opposer la population blanche sur le point d'être remplacée aux non-Blancs qui cherchent à la remplacer, cette autre dispositif introduit une troisième cohorte, à savoir les remplaceurs juifs, qui se chargent d'organiser le remplacement des Blancs par des non-Blancs. Malgré les réserves de Camus à son sujet, cette version rivale de la grande peur raciale est suffisamment populaire, en particulier aux États-Unis, pour soulever l’hypothèse d’un affrontement imminent entre deux imaginaires d'extrême droite. C'est en spéculant sur cette éventualité que nous avons conclu notre conversation avec Éric Fassin.
Notre entretien a eu lieu à Paris le 28 novembre 2025.
Biographie d'Éric Fassin
Éric Fassin est professeur de sociologie et d’études de genre au département de science politique de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. Il a auparavant enseigné aux États-Unis (Brandeis University et New York University), puis à l’École normale supérieure (Paris) où il avait été élève. Il a cofondé en 2015 le premier Laboratoire d’études de genre et de sexualité du CNRS (LEGS), et est aujourd’hui rattaché au Sophiapol (Paris Nanterre / Paris 8). Il est depuis 2021 membre senior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Il est régulièrement professeur invité dans de nombreuses universités (aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine). Il travaille scientifiquement et s’engage publiquement sur les questions de genre, de sexualité et de race, et leurs articulations, sur la politisation minoritaire dans les sociétés démocratiques et les enjeux autour de leurs représentations, politiques, littéraires et artistiques et sur l’anti-intellectualisme, les libertés académiques et la démocratie.
Bibliographie sélectionnée
Ouvrages
La Savante et le politique. Ce que le féminisme fait aux sciences sociales (avec Caroline Ibos), Presses Universitaires de France, 2025
L’Art c’est la vie. Else von Freytag-Loringhoven critique de Marcel Duchamp (avec Joana Masó), Macula, 2025
Les Études de genre, coll. Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, 2025
Misère de l’anti-intellectualisme. Du procès en wokisme au chantage à l’antisémitisme, Textuel, 2025 (1ère édition 2024)
State Anti-Intellectualism and the Politics of Gender & Race. Illiberal France and Beyond, CEU Press, 2024
Populisme : le grand ressentiment, Textuel, 2017
Gauche, l’avenir d’une désillusion, Textuel, 2014
Roms et riverains. Une politique municipale de la race - avec Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurélie Windels, La Fabrique, 2014
Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’État, La Découverte, 2012
Chapitres d’ouvrages
« Le sexe qui parle » (postface), Les Hermaphrodites, inédit de Michel Foucault publié avec Arianna Sforzini, Gallimard, 2025
Discutir Houellebecq. Cinco ensayos críticos entre Buenos Aires y París - avec Hernán Vanoli, Judith Revel, Nicolás Mavrakis et Guillaume Boccara, Clave Intellectual, 2015
« Le vrai genre » (postface), Herculine Barbin dite Alexina B., présenté par Michel Foucault, nouvelle édition, Gallimard, 2014 (1ère édition 1978)
Préface de la parution française de Trouble dans le genre – Le féminisme et la subversion de l’identité de Judith Butler, traduit par Cynthia Kraus, La Découverte, 2005
Articles
“Renaud Camus’s Grand Remplacement. From Bathmology to the New Question of Antisemitism”, Patterns of Prejudice (à paraître).
“Trump vs. Harris : du genre à l’intersectionnalité”, AOC, 18 novembre 2024
“Election de Donald Trump : ‘Le vote masculiniste a fini par l’emporter sur le vote féministe’”, Le Monde, 12 novembre 2024
« Libertés académiques et démocratie : tout dire, mais pas n’importe quoi », Revue des droits de l’homme, n°26, 2024. https://doi.org/10.4000/12hrc
“Le ‘Grand remplacement’ aux États-Unis : racisme, antisémitisme et antisionisme”, AOC, 8 janvier 2024
« Houellebecq antilibéral, du sexe à l’islam », Modern and Contemporary France, dir. Carole Sweeney et Russell Williams, 2019, vol. 27, n°1, p. 11-26.
“D’un langage l’autre : l’intersectionnalité comme traduction”, in Raisons politiques 2015/2 N° 58 “Les langages de l'intersectionnalité”, dir. Éric Fassin, Presses de Sciences Po, 2015
« Le roman noir de la sexualité française (Houellebecq) », Critique, numéro spécial « Eros 2000 », 637 - 638, juin - juillet 2000, p. 604 - 616.
Biographie d'Éric Fassin
Éric Fassin est professeur de sociologie et d’études de genre au département de science politique de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. Il a auparavant enseigné aux États-Unis (Brandeis University et New York University), puis à l’École normale supérieure (Paris) où il avait été élève. Il a cofondé en 2015 le premier Laboratoire d’études de genre et de sexualité du CNRS (LEGS), et est aujourd’hui rattaché au Sophiapol (Paris Nanterre / Paris 8). Il est depuis 2021 membre senior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Il est régulièrement professeur invité dans de nombreuses universités (aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine). Il travaille scientifiquement et s’engage publiquement sur les questions de genre, de sexualité et de race, et leurs articulations, sur la politisation minoritaire dans les sociétés démocratiques et les enjeux autour de leurs représentations, politiques, littéraires et artistiques et sur l’anti-intellectualisme, les libertés académiques et la démocratie.
Bibliographie sélectionnée
Ouvrages
La Savante et le politique. Ce que le féminisme fait aux sciences sociales (avec Caroline Ibos), Presses Universitaires de France, 2025
L’Art c’est la vie. Else von Freytag-Loringhoven critique de Marcel Duchamp (avec Joana Masó), Macula, 2025
Les Études de genre, coll. Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, 2025
Misère de l’anti-intellectualisme. Du procès en wokisme au chantage à l’antisémitisme, Textuel, 2025 (1ère édition 2024)
State Anti-Intellectualism and the Politics of Gender & Race. Illiberal France and Beyond, CEU Press, 2024
Populisme : le grand ressentiment, Textuel, 2017
Gauche, l’avenir d’une désillusion, Textuel, 2014
Roms et riverains. Une politique municipale de la race - avec Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurélie Windels, La Fabrique, 2014
Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’État, La Découverte, 2012
Chapitres d’ouvrages
« Le sexe qui parle » (postface), Les Hermaphrodites, inédit de Michel Foucault publié avec Arianna Sforzini, Gallimard, 2025
Discutir Houellebecq. Cinco ensayos críticos entre Buenos Aires y París - avec Hernán Vanoli, Judith Revel, Nicolás Mavrakis et Guillaume Boccara, Clave Intellectual, 2015
« Le vrai genre » (postface), Herculine Barbin dite Alexina B., présenté par Michel Foucault, nouvelle édition, Gallimard, 2014 (1ère édition 1978)
Préface de la parution française de Trouble dans le genre – Le féminisme et la subversion de l’identité de Judith Butler, traduit par Cynthia Kraus, La Découverte, 2005
Articles
“Renaud Camus’s Grand Remplacement. From Bathmology to the New Question of Antisemitism”, Patterns of Prejudice (à paraître).
“Trump vs. Harris : du genre à l’intersectionnalité”, AOC, 18 novembre 2024
“Election de Donald Trump : ‘Le vote masculiniste a fini par l’emporter sur le vote féministe’”, Le Monde, 12 novembre 2024
« Libertés académiques et démocratie : tout dire, mais pas n’importe quoi », Revue des droits de l’homme, n°26, 2024. https://doi.org/10.4000/12hrc
“Le ‘Grand remplacement’ aux États-Unis : racisme, antisémitisme et antisionisme”, AOC, 8 janvier 2024
« Houellebecq antilibéral, du sexe à l’islam », Modern and Contemporary France, dir. Carole Sweeney et Russell Williams, 2019, vol. 27, n°1, p. 11-26.
“D’un langage l’autre : l’intersectionnalité comme traduction”, in Raisons politiques 2015/2 N° 58 “Les langages de l'intersectionnalité”, dir. Éric Fassin, Presses de Sciences Po, 2015
« Le roman noir de la sexualité française (Houellebecq) », Critique, numéro spécial « Eros 2000 », 637 - 638, juin - juillet 2000, p. 604 - 616.